𝗔𝗱 𝗮𝘀𝘁𝗿𝗮 𝗽𝗲𝗿 𝗮𝘀𝗽𝗲𝗿𝗮

Oyé ! Oyé ! Enfants de la peine,
Le fronton s’ouvre aux tam-tams clos,
Le baobab drape sa gangrène,
La brousse pactise avec les maux.
La panse s’avine de faim,
Oyé ! Oyé ! Enfants de la peine,
Le palabreur fige son butin,
Les jours s’égorgent à l’arène.
Le mil refuse le matin,
Le marais noie son refraino,
L’espoir s’accroupit sur le lin.
Oyé ! Oyé ! Enfants de la peine.

Refrain :
Oyé ! Oyé ! Enfants de la peine,
Le ciel se forge aux mains du forgeron,
La terre écoute l’arbre qui traîne,
Grimpez le mont d’argile et charbon.
Faites de vos plaies une haleine,
Oyé ! Oyé ! Enfants de la peine.