𝗟𝗘𝗧𝗧𝗥𝗘 𝗔 𝗠𝗔 𝗕𝗢𝗛𝗘𝗠𝗘
L’heure d’or titube sur l’arc des collines, et les rires ailés des enfants d’Éole caressent les sentinelles chlorophylles. L’onde paisible murmure à l’occident, et la couronne de feu verse son dernier vin. L’herbe, fuyante sous le pas des Initiés, salue la retraite des âmes vertes. Là, j’implore l’instant perdu, oracle d’une conscience purgée, là où les fautes se consument dans les profondeurs d’un autel cardiaque. Un souffle, dernier mais vivant, éclaire l’horizon comme un flambeau d’avant-vie.
Ô toi, ma constellation élue, que j’évoque, ma Juliette. — car les étoiles n’ont pas besoin de patronyme— c’est ton veilleur, ton Roméo, qui écrit, celui qui renaît. Je dépèce les vieilles peaux de mes erreurs, j’écoute les silences de mes entrailles pour apprendre la gravité d’un regard. Je me forge, non pour plaire, mais pour mériter.
Je veux bâtir des temples de respect à ton nom, et t’emmener non vers demain, mais vers le temps hors du temps, là où les serments ne s’effacent pas.